Blatte Orientale 2026 Temps de lecture : 15 min Mis à jour le 24 août 2026

Blattes Noires de Cave : S'en Débarrasser (Guide 2026)

"Elle est grosse, noire, luisante, et elle avance lentement au ras du sol de la cave ou du garage — jamais sur un mur, jamais sur le plan de travail. Ce n'est pas la petite blatte brune de cuisine : c'est la blatte orientale, et elle ne se traite pas de la même façon. Presque tous ceux qui vident une seringue de gel dans un sous-sol se retrouvent au même point trois semaines plus tard, parce qu'ils ont posé le bon produit sur la mauvaise espèce, au mauvais endroit. Voici comment la reconnaître, et l'ordre exact des gestes qui, lui, fait baisser la population."

La réponse courte, avant d’acheter du produit

Se débarrasser des blattes noires de cave, ce n’est pas une affaire de produit : c’est une affaire de plomberie et de menuiserie. La blatte orientale ne s’installe pas pour vos miettes — elle s’installe pour l’eau et pour l’abri frais. Coupez ces deux ressources et la population s’effondre d’elle-même ; laissez-les et vous videz des seringues de gel dans le vide. L’appât vient en troisième position, pas en première.

Le malentendu qui fait tout rater

La quasi-totalité des conseils qu’on lit en ligne concernent la blatte germanique, la petite brune de cuisine, pour qui le gel appât est l’arme reine. La blatte des caves est une autre espèce, avec un autre mode de vie. Appliquer le protocole germanique à une orientale, c’est passer trois semaines à traiter un problème qu’on n’a pas.

Votre situationPremier gesteCe qui compte vraiment
Grosses noires, au sol, près d’une bondeRéamorcer le siphonCouper le passage humide avant tout produit
Cave humide, mur enterré, cartons au solAssécher, dégagerBaisser l’hygrométrie, supprimer les abris
Petite, brune, en hauteur, en cuisineChanger de guideC’est une germanique : gel appât, recherche du foyer
Cave commune d’immeubleÉcrire au syndicTraitement des parties communes, pas box par box

Blatte orientale ou germanique : le tri décide de tout

Avant d’acheter quoi que ce soit, il faut savoir qui est en face. Ce n’est pas une coquetterie d’entomologiste : les deux espèces qu’on rencontre en France ne vivent pas au même endroit, ne mangent pas pareil et ne se traitent pas avec les mêmes armes. Se tromper d’espèce, c’est la première cause d’échec, très loin devant le choix de la marque.

L’espèce de cette page

La blatte orientale — Blatta orientalis

  • ▸ Grosse : 2 à 3 cm, corps trapu et luisant
  • ▸ Noir brillant à brun très foncé
  • Lente, toujours au sol, elle ne grimpe pas sur une paroi lisse
  • ▸ Cave, sous-sol, vide sanitaire, canalisations — et dehors
  • ▸ Cherche l’eau et le frais avant la nourriture
  • ▸ Souvent piégée au fond d’une baignoire ou d’un évier

L’autre espèce — pas celle-ci

La blatte germanique — Blattella germanica

  • ▸ Petite : 1 à 1,5 cm, brun clair
  • ▸ Deux bandes noires parallèles derrière la tête
  • Rapide, elle grimpe partout, même au plafond
  • ▸ Cuisine et salle de bain, en hauteur, près de la chaleur
  • ▸ Se reproduit très vite à l’intérieur, toute l’année
  • ▸ La cible du gel appât : voir notre guide dédié

Le critère le plus fiable n’est ni la taille ni la couleur, qui varient avec l’éclairage et l’âge de l’insecte : c’est le comportement. Une blatte qui grimpe sur un mur vertical lisse ou qui court sur un plan de travail n’est pas une orientale. L’orientale reste rivée au sol, se déplace lentement, et se laisse piéger au fond des cuvettes lisses justement parce qu’elle ne peut pas en ressortir. Si vous hésitez encore, la suite du texte vous donnera la manière de trancher sans vous tromper — et ce n’est pas en regardant, c’est en piégeant.

Un troisième cas, à ne pas confondre non plus

L’été, on croise parfois un gros insecte brun qui vole maladroitement vers la lumière et cherche surtout à ressortir : c’est en général une blatte des jardins (Ectobius), inoffensive, qui ne se reproduit pas dans les maisons. Elle n’a rien à voir avec une infestation. Un vol maladroit un soir d’été n’est pas le signe d’une colonie ; une bestiole noire et lente qui revient chaque nuit dans la cave, si.

Pourquoi la cave, et pourquoi maintenant

La blatte orientale n’est pas une espèce strictement domestique, et c’est la clé de tout le reste. Elle passe une partie de l’année dehors — sous les feuilles mortes, dans un tas de bois adossé au mur, sous une bâche oubliée, dans un regard d’eaux pluviales. Tant qu’il fait doux et humide dehors, elle n’a aucune raison d’entrer. Ce qui la fait descendre chez vous, c’est le premier vrai coup de fraîcheur.

C’est pour cette raison que le sujet se traite maintenant, à la fin de l’été, et pas en novembre. Quand vous découvrez les premières bestioles dans la cave à l’automne, le mouvement a déjà commencé, et la population extérieure teste vos ouvertures. Fermer la maison avant l’arrivée du froid, c’est prendre le problème à l’endroit où il coûte le moins d’efforts. Attendre l’hiver, c’est traiter une colonie déjà entrée et installée près de son point d’eau.

Le point d’eau, justement : c’est là que se joue l’essentiel. Une blatte tient plusieurs semaines sans nourriture, mais seulement quelques jours sans boire. Une cave lui offre exactement ce qui lui manque dehors quand le gel arrive : une température qui ne descend pas sous zéro, et de l’eau. Cette eau, vous ne la voyez pas toujours — une bonde de sol asséchée, un mur qui sue, un groupe de sécurité de chauffe-eau qui goutte, la condensation sous une canalisation froide. Le jour où vous comprenez que vous ne luttez pas contre un insecte mais contre une flaque, la moitié du travail est faite.

Se débarrasser des blattes noires de cave : le plan dans l’ordre

L’ordre n’est pas décoratif. Chaque geste rend le suivant plus efficace, et les deux premiers pèsent plus lourd que tous les autres réunis. Poser l’appât en premier, c’est le geste réflexe — et c’est celui qui déçoit, parce qu’il travaille contre une population que rien ne dérange encore.

1

Couper l’eau

Réamorcez chaque siphon et bonde de sol, même ceux qui ne servent jamais : versez un litre d’eau, renouvelez tous les mois, ou posez un bouchon. Réparez la moindre fuite. Si la cave est humide de structure, sortez les cartons du sol, aérez par temps sec, mettez un déshumidificateur dans un volume fermé. C’est le geste le moins cher et le plus décisif.

2

Fermer les entrées

Grille inox fine sur le soupirail, joint brosse au bas de la porte de cave ou de garage, laine d’acier inoxydable bourrée autour des traversées de tuyaux puis lissée au mastic. La mousse expansive seule ne tient pas : une blatte finit par la percer. C’est le geste dont l’effet dure encore l’automne suivant.

3

Supprimer les abris

L’orientale ne grimpe pas : cette faiblesse est une arme. Rangez sur des étagères métalliques à pieds lisses, décollez cartons et bois du sol et des murs, mettez les denrées en bocaux durs. Vous ne tuez rien, mais vous supprimez la moitié des cachettes et rendez le reste inconfortable.

4

Appâter, en boîtiers fermés au sol

Maintenant seulement. Des appâts en boîtiers fermés, plaqués contre les murs et dans les angles, jamais au milieu d’une pièce. Vérifiez que l’étiquette mentionne bien l’espèce visée. Le boîtier fermé est ce qui rend l’appât acceptable là où passent un chat ou un enfant. Ne les déplacez pas une fois posés.

5

Mesurer avec des plaques collantes

Quatre plaques numérotées, relevées à 72 heures puis chaque semaine. Ce que vous lisez n’est pas le total mais la tendance et la taille des captures. Des juvéniles : la colonie se reproduit sur place. Uniquement de gros adultes près d’une entrée : elles viennent d’ailleurs, et c’est le périmètre qu’il faut renforcer.

Une objection revient souvent, et elle mérite mieux qu’une pirouette : « si je ferme tout, est-ce que je n’enferme pas celles qui sont déjà dedans ? » Pour un rongeur, l’argument tiendrait ; pour la blatte orientale, non, parce que vous ne comptez pas sur sa sortie mais sur la disparition de ce qui la retient. Coupez l’eau et l’abri, et les individus enfermés ne se reproduisent plus et ne se remplacent plus. Le colmatage empêche l’arrivée de renfort pendant que l’appât et le manque d’eau font baisser ce qui reste. Les deux gestes ne s’opposent pas, ils se complètent.

Votre plan de barrage personnalisé

Le plan ci-dessus est le squelette. Selon la pièce, l’espèce réelle, la source d’humidité et le type de logement, l’ordre des gestes change et certains sautent. L’outil ci-dessous reconstitue votre séquence à vous : il identifie l’espèce probable, classe vos gestes du plus utile au moins utile chez vous, chiffre le nombre de dispositifs, et n’affiche que l’avertissement de sécurité qui vous concerne. Il tranche — y compris pour vous dire, le cas échéant, que ce n’est pas une orientale et que vous êtes sur le mauvais guide.

🧱 Votre plan de barrage, dans l'ordre

Quatre questions. En sortie : l'espèce probable, les gestes classés par ordre d'efficacité chez vous, le nombre de dispositifs à poser, et le point de sécurité qui vous concerne — pas la liste générique.

1. Où les voyez-vous, le plus souvent ?

2. À quoi ressemble celle que vous avez vue ?

3. L'humidité la plus proche, c'est laquelle ?

4. Vous êtes dans quel type de logement ?

Répondez aux quatre questions pour obtenir votre plan.

Si vous faites varier les réponses, une chose ressort vite : dès qu’on répond « cuisine » et « petite brune qui grimpe », l’outil vous renvoie ailleurs. Ce n’est pas un défaut, c’est le cœur du sujet. La moitié des gens qui cherchent à traiter des « blattes noires » ont en réalité affaire à l’autre espèce, et le pire service à leur rendre serait de les laisser dérouler un protocole de cave dans leur cuisine.

Le volet sécurité : biocides en volume fermé

Les produits anti-blattes sont des biocides, et une cave est le pire endroit pour les employer à la légère : volume confiné, air non renouvelé, et très souvent une chaudière ou un ballon d’eau chaude à veilleuse dans un coin. Ce contexte impose des règles qui ne se négocient pas.

Les règles, sans exception

  • La notice fait foi, et elle prime sur tout ce que vous lirez ailleurs, y compris ici : espèce visée, dose, local autorisé, délai avant de rentrer.
  • Jamais de fumigène ni d’aérosol total dans une cave à veilleuse : plusieurs sont inflammables, et aucun ne pénètre les fissures où se tiennent les blattes.
  • Gants nitrile à la pose comme au retrait, et masque anti-poussière pour les poudres et la terre de diatomée.
  • Aération pendant et après : ouvrez le soupirail, et n’entrez pas dans un local resté longtemps clos sans l’avoir ventilé.
  • Jamais de mélange entre deux produits, jamais de dose augmentée « parce que la cave est grande », jamais d’usage détourné.
  • Enfants et animaux à l’écart le temps indiqué. Les appâts restent en boîtiers fermés, pas en vrac.
  • Emballage d’origine, en hauteur, loin des denrées : c’est lui qui porte le nom de la substance active dont le centre antipoison aura besoin.

Deux publics méritent une ligne à part. Si un aquarium se trouve dans le logement, sachez que les insecticides de la famille des pyréthrinoïdes sont très toxiques pour les poissons : ne pulvérisez rien à proximité, bâchez la cuve et coupez la pompe à air par précaution, ou tenez-vous-en aux appâts en boîtiers. Et si votre cave sert de réserve alimentaire ou de cave à vin, on ne traite pas au milieu des denrées : on sort ce qui se mange et se boit avant, ou on renonce au produit dans cette zone. Le risque le plus banal, enfin, n’a rien à voir avec l’insecticide : c’est la poussière de déjections remise en suspension quand on balaie à sec un sous-sol confiné. On humidifie, on ramasse au papier, on jette en sac fermé, et on aère.

Ce qui ne marche pas (et se vend pourtant beaucoup)

Autant le dire franchement, parce que ces solutions occupent les rayons et font perdre les semaines qui comptent.

❌ Le fumigène « choc »

Il sature l’air d’un local qui ne s’aère pas, ne pénètre aucune fissure, et ne touche pas la population de fond ni les oothèques. Il donne l’impression d’agir le temps d’un nuage, et rien ne change au fond. En cave à veilleuse, il ajoute un risque d’incendie.

❌ Le gel de cuisine, posé tel quel

Excellent sur la germanique, décevant sur l’orientale dans un sous-sol : appétence plus faible, concurrence de l’eau et des abris plus forte. Ce n’est pas qu’il soit mauvais, c’est qu’il n’est ni la bonne première ligne ni formulé d’abord pour cette espèce.

❌ Le répulsif à ultrasons

Aucun effet démontré sur les blattes. Le son ne traverse pas les cloisons, se réfléchit sur le béton, et l’insecte s’y habitue. Un boîtier lumineux sur une prise ne remplace pas un joint de bas de porte.

❌ La Javel versée partout

Elle nettoie, elle ne traite pas, et son odeur peut même repousser les insectes vers une autre partie du bâti sans en réduire le nombre. Nettoyez au besoin, mais ne comptez pas dessus comme méthode de lutte.

Il y a une erreur plus subtile, commise par des gens qui font par ailleurs les choses bien : traiter à fond, une fois, puis considérer l’affaire close. Sur une espèce qui vient du dehors et remonte par les réseaux, un traitement ponctuel sans fermeture des entrées se solde par une réinfestation à la saison suivante. Le geste qui dure n’est pas le produit, c’est le colmatage et le siphon qu’on réamorce chaque mois.

Quand appeler un professionnel

Le seuil est assez net. Appelez si l’un de ces points est vrai — et n’attendez pas d’avoir « tout essayé » quand la configuration l’indique d’emblée.

  • Vous êtes en copropriété et l’infestation touche les parties communes. Caves communes, colonnes de chute, local poubelles : un traitement individuel ne tiendra jamais. C’est au syndic d’organiser une intervention coordonnée, et c’est votre courrier daté, photos et relevés à l’appui, qui le déclenche.
  • La source est un réseau que vous ne maîtrisez pas — égout, collecteur, canalisation enterrée. Le colmatage domestique ne suffit plus : il faut un diagnostic et parfois une intervention sur le réseau.
  • Deux à trois semaines de protocole correct n’ont rien donné, plaques à l’appui. Ce n’est plus un problème d’arme, c’est un problème de source ou de foyer caché à faire identifier.
  • Il y a un enjeu alimentaire ou professionnel — restauration, commerce de bouche, stockage de denrées. La traçabilité du traitement devient une obligation, pas un confort.

Un mot sur le coût, souvent mal évalué. Une intervention pour un pavillon représente typiquement quelques centaines d’euros, à comparer non pas au prix de trois boîtiers d’appât, mais à ce que coûte une réinfestation qui revient chaque automne pendant des années. Si vous êtes locataire, la désinsectisation liée au bâti relève en principe du propriétaire au titre du logement décent : renseignez-vous avant d’avancer des frais de votre poche.

Le matériel, poste par poste

Ce que je retiens des spécifications des fabricants et des retours d’utilisateurs les plus fréquents, en gardant l’ordre du guide : d’abord ce qui coupe l’eau et les entrées, ensuite l’appât et la mesure. Le budget utile est dans les premiers postes, pas dans les derniers.

Le socle

Exclusion

Laine d’acier inoxydable

Note éditoriale : 4.7/5

Le poste vraiment indispensable, quelle que soit la suite. Bourrée dans une traversée de tuyau puis lissée au mastic, elle barre un passage que la mousse expansive, elle, laisse franchir. Elle ne pourrit pas dans un local humide, contrairement à l’acier ordinaire.

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Mesure

Plaques collantes de suivi

Note éditoriale : 4.5/5

Le juge de paix, et le poste que presque personne ne pose. Numérotées et relevées à date fixe, elles vous disent si la population baisse et si elle se reproduit sur place. Non toxiques, sans danger pour les enfants et les animaux. Un lot couvre largement une cave et un garage.

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Appât ciblé

Appâts en boîtiers fermés

Note éditoriale : 4.2/5

Posés au sol, plaqués contre les murs, dans les angles. Le boîtier fermé maintient l’appât en place et le tient hors de portée d’un chat ou d’un enfant. Vérifiez à réception que l’espèce visée est mentionnée sur l’emballage, et laissez chaque boîtier là où vous l’avez posé.

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Barrière résiduelle

Terre de diatomée non calcinée

Note éditoriale : 4.0/5

Un voile fin le long des plinthes, sous les étagères et au pied des murs — jamais un tas, qu’un insecte contourne. Elle agit mécaniquement en abîmant la cuticule, sans vapeur ni odeur, ce qui convient à un local confiné. Masque anti-poussière obligatoire à l’application.

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Colmatage

Mastic sanitaire et joint de bas de porte

Selon le passage à fermer

Le mastic lisse par-dessus la laine d’acier autour des tuyaux ; le joint brosse ferme le jeu sous une porte de cave ou de garage. Deux fournitures banales de quincaillerie, mais ce sont elles qui décident de la réinfestation à l’automne suivant.

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Assèchement

Déshumidificateur de cave

Pour les sous-sols humides fermés

Dans un volume clos qui reste humide malgré l’aération, il fait baisser l’hygrométrie qui retient la population. Ce n’est pas un insecticide, c’est un modificateur d’habitat — et sur cette espèce, l’habitat compte plus que le produit. Videz le bac régulièrement.

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Les notes éditoriales ci-dessus reflètent notre comparaison documentaire des spécifications annoncées par les fabricants et des retours d’utilisateurs vérifiés. Elles ne proviennent pas d’essais réalisés en conditions réelles par la rédaction ; notre méthodologie détaille ce que cela recouvre.

Vous décrivez plutôt une petite blatte brune de cuisine ?

Alors ce n’est pas une orientale, et ce guide n’est pas le bon. La blatte germanique se traite au gel appât, en cherchant son foyer d’agrégation. Notre comparatif détaille les matières actives et le dosage réels.

Voir le comparatif gel →

Sources et références : le portail produits biocides du ministère de la Transition écologique (conditions de mise sur le marché et d’emploi des insecticides ménagers) et les spécifications publiées par les fabricants pour les caractéristiques des appâts et dispositifs. Le rattachement des obligations d’entretien contre les nuisibles renvoie au Règlement Sanitaire Départemental de votre commune. Les fourchettes de prix sont indicatives et varient selon l’enseigne.

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Questions Fréquentes

❓ Questions fréquentes

Comment se débarrasser des blattes noires dans une cave ?
L'ordre compte plus que le produit. D'abord l'eau : une blatte orientale survit longtemps sans manger, beaucoup moins sans boire, et une cave l'attire d'abord pour son humidité. Remettez de l'eau dans un siphon de sol asséché, réparez les fuites, faites baisser l'hygrométrie. Ensuite les entrées : soupirail grillagé fin, bas de porte joint, traversées de tuyaux bourrées à la laine d'acier inoxydable puis masticées. Ensuite seulement l'appât, en boîtiers fermés posés au sol le long des murs. Et tout du long, quatre plaques collantes numérotées pour mesurer si la population baisse. Le gel appât seul, celui qu'on conseille contre la blatte de cuisine, donne peu de résultats sur cette espèce dans un sous-sol : il n'est ni formulé ni posé pour elle.
Comment reconnaître une blatte orientale ?
Elle est nettement plus grande que la blatte de cuisine : 2 à 3 cm, d'un noir brillant à brun très foncé, avec un corps trapu et luisant. Le signe le plus fiable n'est pas la couleur mais le comportement : elle est lente, elle reste strictement au sol, et elle ne grimpe pas sur une paroi verticale lisse — c'est pour ça qu'on la retrouve régulièrement prisonnière au fond d'une baignoire, d'un évier ou d'un seau. La femelle a des ailes réduites et le mâle ne vole pas utilement. Elle vit dans les zones fraîches et humides : caves, sous-sols, vides sanitaires, canalisations, et volontiers dehors sous les feuilles ou un tas de bois. À l'inverse, un individu vu en hauteur, dans un placard de cuisine, qui grimpe le long d'un mur, n'est pas une orientale : c'est presque à coup sûr une germanique.
La blatte orientale est-elle dangereuse pour la santé ?
Elle n'est ni venimeuse ni agressive, mais elle pose un vrai problème d'hygiène parce qu'elle circule dans les canalisations, les regards et parfois les égouts avant de remonter chez vous. En chemin, elle peut transporter des micro-organismes sur ses pattes et son corps, et les déposer là où elle passe. Ses déjections et ses mues, réduites en poussière, comptent aussi parmi les allergènes reconnus dans les logements. Deux précautions concrètes : ne jamais aspirer ni balayer à sec des déjections anciennes dans une cave confinée — on humidifie d'abord, on ramasse au papier, on jette en sac fermé — et aérer un local resté longtemps clos avant d'y travailler. C'est le risque le plus courant de cette affaire, bien avant les rares morsures.
Le gel anti-cafard fonctionne-t-il sur les blattes noires de cave ?
Beaucoup moins bien que sur la blatte germanique, et c'est une source de déception très fréquente. Les gels appâts grand public sont d'abord formulés, testés et optimisés pour l'appétence de la blatte germanique de cuisine. Sur la blatte orientale, dans un sous-sol frais et humide où elle dispose d'eau et d'abris en abondance, l'attractivité de l'appât est plus faible et la concurrence plus forte. Le gel n'est pas inutile, mais il ne peut pas être la première ligne : il vient après l'assèchement, la fermeture des entrées et la pose de boîtiers appâts au sol. Vérifiez toujours sur l'étiquette que l'espèce visée est mentionnée, et considérez le produit comme un appui, pas comme la solution.
D'où viennent les blattes noires dans le sous-sol ?
Presque toujours de l'extérieur ou des réseaux, rarement d'un manque d'hygiène chez vous. La blatte orientale est une espèce qui vit très bien dehors : sous les feuilles mortes, dans un tas de bois collé au mur, sous une bâche, dans un regard d'eaux pluviales. À l'arrivée du froid, elle descend chercher le hors-gel et remonte par les points d'eau : une bonde de sol asséchée, un passage de canalisation mal jointé, un soupirail sans grille. En immeuble, elle circule par les colonnes techniques et les caves communes, ce qui explique qu'un seul logement propre puisse être touché si les parties communes le sont.
Faut-il un fumigène pour traiter une cave infestée de blattes ?
Non, et c'est même déconseillé dans ce contexte. Un fumigène ou un aérosol total ne pénètre pas les fissures où les blattes se tiennent : il tue quelques individus visibles et laisse la population de fond intacte. Dans une cave, il cumule d'autres défauts : l'air n'y est pas renouvelé, le produit stagne, et plusieurs de ces aérosols sont inflammables — or une cave abrite souvent une chaudière ou un ballon d'eau chaude à veilleuse. La notice le précise, mais on la lit rarement avant. Le travail utile est mécanique : couper l'eau, fermer les entrées, poser des appâts en boîtiers et mesurer. Le fumigène donne l'illusion d'agir sans traiter la cause.
Comment empêcher les blattes de remonter par les canalisations ?
Deux gestes suffisent dans la plupart des cas. Le premier : remettre et maintenir de l'eau dans tous les siphons et bondes de sol, y compris ceux qu'on n'utilise jamais. La garde d'eau du siphon est un bouchon hydraulique qui barre le passage ; dès qu'elle s'assèche, il ne reste qu'un tuyau ouvert. Versez un litre d'eau, renouvelez tous les mois, ou posez un bouchon si la bonde ne sert à rien. Le second : jointoyer les traversées de canalisations à travers les murs et les planchers, en bourrant la laine d'acier inoxydable autour du tuyau puis en lissant au mastic sanitaire. La mousse expansive seule ne suffit pas : une blatte finit par la traverser.
En copropriété, qui doit traiter les blattes des caves communes ?
Les caves communes, les couloirs de sous-sol, les colonnes de chute, le local poubelles et les gaines techniques sont des parties communes : leur entretien contre les nuisibles relève du syndic, pas de chaque occupant isolément. C'est important, parce qu'un traitement mené cave par cave, chacun de son côté, ne fait que déplacer les insectes d'un box à l'autre sans faire baisser la population globale. La bonne démarche est d'alerter le syndic par écrit, en joignant des photos datées et vos relevés de plaques collantes. Le Règlement Sanitaire Départemental impose la lutte contre les nuisibles dans les parties communes : c'est l'argument qui fait avancer un dossier auprès du conseil syndical. En logement locatif, la désinsectisation liée au bâti relève par ailleurs du propriétaire au titre du logement décent.